Maylis Bouffartigue (FR) Metteur en scène, comedienne pour le mot memoires Maylis Bouffartigue est née en 1966, vit et travaille à Paris et Toulouse. Maylis Bouffartigue travaille depuis des années sur la manière dont « on » écrit l’histoire, et sur le fait que l’histoire officielle, assimilée comme « objective », est pétrie par des mythologies qui comme toutes les mythologies structurent et configurent un imaginaire et une vision du monde communs à une société d’individus. Elle parle aussi des « sans histoire » qui par analogie sont aussi des « sans patries », des nomades. Dernièrement, elle s’est attaquée à la mise en procès théâtralisée du code noir, du code de l’indigénat et du code des étrangers : une mise en procès du corps de la loi qui est aussi celle de l’histoire officielle bâtie par la France. Une fiction historique à laquelle cette grande nation colonisatrice doit aujourd’hui faire face à travers les questions d’identités, d’immigration, des banlieues et d’un racisme ordinaire comme banalité du mal. Débat à la suite de la conférence avec Salah Amokrane, membre du Tactikollectif à Toulouse, Olivier Le Cour Grandmaison, historien spécialiste de l’histoire coloniale, maître de conférence en science politique et philosophie politique à l’université d’Evry Val d’Essonne et Françoise Verges, politologue et ancienne présidente du Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'esclavage. Eléments biographiques / Maylis se forme au théâtre auprès d’Anne Sicco (1992 – 1995) à l’École de « L’Oeil du Silence », (Lot). Durant cette formation, elle est comédienne dans plusieurs spectacles signés par A. Sicco : « Intermède », « Dès l’aube », « Le Saut dans l’ombre », « L’Amour noir », « C’est l’aube », « La Mélancolie des anges », « Melancolia 2 », diffusion internationale Le Tacheless à Berlin, Le Chêne Noir à Avignon, Festival de Malte, les villages du Lot, le Cloître de Cahors, le Festival Assier, etc.) Comme interprète, elle travaille ensuite plusieurs années sous la direction de Jérôme Thomas et Philippe Goudard « Nun », « le cirque nu », Diffusion en France et à l’étranger : CDN de Montpellier, Festival Liessie, Festival Saarbrüken, Cloître du Collège d’Annecy/Festival d’Avignon IN, Festival d’Aurillac IN…), « les transversales » (« GR12 » de Jérôme Thomas en partenariat avec la Cie « Le Nada Théâtre » au Théâtre du Lierre à Paris), « Dans la jongle des villes » (Festival créé par Jérôme Thomas et le « GR12 » au Théâtre 71 de Malakoff), « Le Banquet, création de Jérôme Thomas. Diffusion : Larc/Le Creusot, Théâtre Firmin Gémier/Anthony, Théâtre des Yvelines, Théâtre 71/Malakoff, Théâtre du Lierre/Paris. En 2000 elle est actrice dans le film « La Commune/Paris 1871 » de Peter Watkins et devient membre active de l’association « Rebond pour la Commune ». En 2005, elle est conseillère dramaturgique dans la mise en scène d’Antonio Calone pour « La Décision », de Bertolt Brecht. Diffusion : Teatro Area Nord/Naples, Institut Français de Naples... En 2006/2007, elle joue dans « Le Roi Pêcheur », de Julien Gracq, mise en scène de Laurence Arpi. Diffusion : Paris et Bretagne. « Les Tribulations d’Odile », de Michel Gendarme, mise en scène d’Adama Traoré. Diffusion : Festival de Blaye, Théâtre du Pont Tournant/Bordeaux, Festival du Théâtre des Réalités/Bamako… dans « Orange brûlée », d’Eeva-Liisa Manner avec Gérard Desarthe dans la lecture mise en espace par la metteuse en scène Yinn Rousseau. Diffusion : Union des Théâtres de l’Europe, Centre Culturel Finlandais/Paris. Comme metteur en scène : À partir de 1999, elle se lance dans la conception et l’interprétation une série de performances : « Chaos », « Vive la Mariée », « Les Pleureuses en bouche », « Soi et son double », « Errances », « La Dame Blanche », « On a le temps mais presque pas », « Trio Èmèmès »… jouées dans différents lieux en Ile de France (Théâtre l’Echangeur, Mains d’œuvres de Saint-Ouen, Gare au Théâtre à Vitry sur scène…). En 2002 elle créé sa propre compagnie Monsieur, Madame, avec « La diseuse quelqu’un » un solo qui tourne en rue et en salle en France, en Pologne et en Afrique durant 10 ans. Suivent plusieurs autres créations. En 2005 elle met en scène « Les Vieilles Femmes et la Mer », de Yannis Ritsos. Diffusion : Aktéon/Paris, Auditorium Julien Gracq/ Saint-Florent-Le-Vieil, Le Lavoir Moderne/Paris… Écriture et mise en scène de « Les pleurantes et pleurants », 2004. Diffusion : les salles polyvalentes du Gers et du Volvestre, Festival Éclats/Aurillac, Le Grand-Rond/Toulouse, Festival de Ramonville, NIP/Vitry-sur-Seine. « Le Formulaire » 2008, de Georges Djodji Akibode. Diffusion : Festival du Théâtre des Réalités/Bamako, Festival du Théâtre de La Fraternité/Togo… « La Messe est dite », texte d’Adama Traoré, co-mis en scène avec l’auteur. Diffusion : Togo, Mali, Burkina… De 2008 à 2011, elle travaille à l’écriture d’un diptyque « Tria Fata » et est artiste associée du Théâtre de la Digue pour la saison 2010/2011. Diffusion : NIP/Vitry, La Halle au Grain/Lavaur, Mix’Art Myrys/Toulouse, le Théâtre de La Digue/Toulouse, Le Ring/Toulouse… Elle tourne actuellement « La mise en procès », un théâtre citoyen, une mise en procès contradictoire du Code noir, du Code de l’indigénat et du code de l’étranger. Diffusion nationale et DOM TOM en cours. En 2013 elle est comédienne dans la pièce écrite et mise en scène par Céline Astrié "Je suis homme, né (...)" créée au théâtre Garonne à Toulouse. Elle travaille actuellement sur une lecture-mise en scène de "L'espèce humaine" de Robert Antelme, et sur le récit-témoignage de Révérien Rurangwa "Génocidé", survivant du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Lien vers le site de la compagnie Monsieur, Madame ici |